L’open data en Afrique, enjeu de développement


L’open data, ou donnée ouverte, phénomène rendu possible par la société numérique, fait son apparition en Afrique notamment francophone. La notion d’open data recouvre les données ouvertes, c’est à dire librement accessibles et librement réutilisables. C’est la matière première de la société numérique d’aujourd’hui et de demain. теплоизоляция скатной кровли частного дома. Принцип работы традиционного сэндвича

A première vue, cela apparaît un peu obscur car on ne voit pas forcément quelles données, de qui, pour qui, comment et pourquoi. Certes.

L’open data doit être avant tout un état d’esprit dans lequel sont élaborées et publiées les données.

Ainsi, la Banque Africaine de développement a mis en place OpenData Afrique pour :

faciliter l’accès aux données de qualité requises pour la gestion et le suivi des résultats du développement en Afrique, entre autres les objectifs du millénaire pour le développement, tel est le but de cette initiative du Groupe de la Banque africaine de développement. OpenData Afrique accompagne un certain nombre d’initiatives mondiales et régionales destinées à accroître la disponibilité des données sur l’Afrique. Cette plateforme permettra d’asseoir les processus de prise de décision, la responsabilisation publique et la bonne gouvernance, sur des éléments de fait. Elle s’inscrit dans le cadre de l’effort mondial d’approfondissement des capacités statistiques déployé dans le plan d’action de Busan sur les statistiques. Ce plan a été approuvé par la communauté internationale au cours du forum de haut niveau sur l’efficacité de l’aide organisé à Busan, en Corée, du 28 novembre au 1e décembre 2011.

Le Kenya a déjà ouvert un portail dédié à l’opendata publique
La présentation du site est un vrai argumentaire en faveur de l’open data publique :

Ce site rend les données gouvernementales publiquesaccessibles à la population du Kenya.
Des données nationales de haute qualité, les dépenses publiques, les travaux parlementaires et les localisations du service public ne sont qu’un avant-goût de ce qui va venir. Notre information est un actif national, et était temps, de le partager: ces données sont essentielles pour améliorer la transparence; libérer de la valeur sociale et économique et la construction du Gouvernement 2.0 du Kenya.

Dans la limite de la protection des données personnelles, nominatives, le secret qui était la règle de fabrication de la donnée publique » doit devenir l’exception, pour de bonnes raisons. Si la donnée publique, au sens d’émanant d’une autorité publique, est un enjeu particulièrement essentiel de l’open data, elle n’en constitue qu’un volet et il faut considérer l’open data au-delà de ce périmètre.

L’Afrique en produisant un contenu open francophone notamment peut prendre une place plus importante dans ce sixième continent qu’est Internet car l’ouverture des données c’est comme l’ouverture des frontières. La libre circulation des données autorisées représente un enjeu aussi importante que celui de la libre circulation des marchandises.

Les enjeux sont divers et variés.

L’enjeu est éducatif et culturel quand l’accès à la donnée permet un accès au savoir et l’acquisition de connaissances, ainsi en est-il notamment des MOOC, c’est à dire les cours en ligne ouvert et massif ou de masse, <a href="http://altermediations.blog .lemonde.fr/2013/01/24/yes-we-mooc-les-cours-de-masse-en-ligne-et-ouverts/ »>voir ce billet de blog.

L’enjeu est politique et citoyen, quand il s’agit de transparence des données publiques pour en permettre à tout à chacun l’évaluation des politiques publiques, s’appuyant notamment sur le datajournalisame.

L’enjeu est économique, la veille informative sur les données permettant de maintenir un niveau d’information à jour et pertinent et de faire de la prospective. Une entreprise avec une offre obsolète est déjà morte.

L’enjeu est technique, quand dès la production il faut songer à rendre la donnée ouverte, dans un format interopérable et qualifiée sémantiquement selon des standards pour en permettre des utilisations et comparaisons à un niveau transversal et macro.

La liste ci-dessus n’est pas exhaustive et l’usage la complétera.

Big data – c’est à dire les gros volumes de données à traiter – et dataviz – c’est la dire la visualisation et le design des données là où un bon graphique ou dessin parle mieux qu’un tableau – sont autant d’enjeux de l’open data.

Dataprivacy, la protection des données personnelles.

La donnée c’est le pétrole de demain, l’or numérique que chacun a la capacité à son niveau de produire, d’exploiter, formater, partager, vendre, donner, etc…

Prendre à bras le corps ce dossier et commencer à en intégrer l’état d’esprit et les problématiques dans les politiques publiques et privées de production des données et informations est le début d’une démarche qui permettra la véritable émergence d’une société numérique dans les pays d’Afrique et d’ailleurs.

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